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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Les leçons du Brexit

Les leçons du Brexit

Mais où est passée la catastrophe économique de l’après-Brexit ?

 

Journalistes et spécialistes prévoyaient un désastre économique au Royaume-Uni après le vote en faveur du Brexit. On nous annonçait une catastrophe dont la France pourrait profiter économiquement. 

 

Pour les « spécialistes », le Brexit allait provoquer un exode des chefs d’entreprise et donc, forcément, un retour au bercail des entrepreneurs français partis à Londres et même – selon les journalistes sportifs - un départ des grands footballeurs qui reviendraient dans le championnat français. Rien de tout cela ne s’est produit.

 

On a vu se développer dans les médias dominants un discours particulièrement alarmiste, probablement destiné à convaincre les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs que sortir de l’Union européenne signifiait, sinon l’enfer, au moins le « chaos ». On a eu droit à undéferlement de commentaires méprisants, pour ne pas dire injurieux à l’égard des électeurs britanniques qui ont « mal voté ».

 

La presse française appuyait une idée toute simple : puisque ce vote démocratique ne convient à personne, pourquoi ne pas revoter…

 

On ne compte plus les nombreux articles outrageusement orientés anti-Brexit.

Toutes les chaînes nous ont servi des reportages sur les pénuries de médicaments et d’aliments de première nécessité. 

 

Nos grands éditorialistes eurobéats, éternels donneurs de leçons, se sont déchainés…

Rien ne nous aura été épargné… Quelques exemples :

 

Jean Quatremercorrespondant de Libération à Bruxelles :

« Pour éviter l’effet de contagion, il faut que le départ soit douloureux. C’est aussi simple que ça.

ils ont voulu sortir, et on va respecter leur vote, mais jusqu’au bout ! Ils vont le bouffer jusqu’au bout ! »

 

BHL lui aussi, tout en nuances…

« Ce '' Brexit '', c’est la victoire du souverainisme le plus rance et du nationalisme le plus bête. C’est la victoire de l’Angleterre moisie. C’est la victoire de la xénophobie. » 

 

Le Monde : « Les 27 désemparés  face au chaos britannique »

 

Jean-Michel Aphatie (2016) :

« Un peu crétins quand même ces Britanniques... »

 

Alain Duhamel (2017 - le sage parmi les sages…)

« Je fais le pari suivant : quand la négociation du Brexit s'achèvera dans deux ans, il sera devenu très impopulaire en Grande-Bretagne »

 

« Le patronat s'affole, les financiers s'arrachent les cheveux, les syndicats proclament leur anxiété, les économistes se demandent ce qui passe par la tête des politiques... »

 

La Région des Hauts-de-France a tout fait pour attirer les Britanniques, d’un point de vue économique, touristique et culturel.

En vain, peut-on lire dans la Voix du Nord. le Brexit n’a pas suscité d’implantation sur le territoire. 

 

La victoire du Brexit est une réponse à l'aveuglement des élites politiques dans leur quasi-totalité, économiques et médiatiques qui depuis le début des années 1990 et l'adoption du traité de Maastricht, tiennent toujours le même discours face aux réticences des citoyens : plus d'Europe, c'est-à-dire plus de fédéralisme, plus de bureaucratie bruxelloise, plus de majorité qualifiée, plus de directives et de règlements, plus de sanctions de la cour de justice. Il faut comprendre ce vote comme un acte de refus d'un diktat et de condamnation du mépris permanent affiché par les cercles d'influence sur la population exaspérée. Les menaces de séisme économique et d'isolement, proférées par les plus hauts dirigeants de la planète, de l'Europe, voire de ministres français n'ont pas eu raison d'un peuple britannique qui en a vu bien d'autres…

 

Or, les données publiées récemment montrent, au contraire, un après-Brexit plutôt rassurant pour le Royaume-Uni.

 

Le Figaro nous le confirme : 

« Le FMI prévoit une croissance britannique supérieure à celle de la zone euro au cours des deux prochaines années. On nous avait pourtant dit qu’après le Brexit, ce serait l’apocalypse...

On le voit bien, les prévisions apocalyptiques concernant le Brexit relevaient plus de l’argumentaire politique que des réalités économiques.

Le Royaume Uni vient de publier ses dernières statistiques concernant le chômage, 3.8 % soit environ la moitié de la zone euro. Le taux d’emploi atteint 76.3 %, qui est un plus haut historique dans le pays.

Le risque «Brexit» concernait essentiellement la question du commerce avec l’Union européenne. Effectivement, le marché britannique est fortement dépendant de ses exportations vers l’UE, mais il me semble que la question des excédents a trop souvent été ignorée. La zone euro, et l’Allemagne en tête (la France également) ont un excédent commercial important vis-à-vis du Royaume Uni, il s’agit d’un client essentiel pour le continent. Dans une telle configuration, il serait périlleux pour Bruxelles de se couper trop radicalement du Royaume Uni, à moins de vouloir absolument « punir » Londres.

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tout intérêt à ce que les négociations se passent correctement, s’ils ne veulent pas fragiliser leur propre croissance. »

 

Le scénario tant redouté par les Européens, celui d’un Brexit qui tourne à l’avantage du Royaume Uni est désormais probable. Le gouvernement français en a pris conscience comme en témoigne le changement de ton et l’humilité dont fait preuve la Secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes, notamment sur l’épineuse question de la pêche.

 

Grande leçon de démocratie

 

Ainsi que le dit Michel Onfray, « on voit bien depuis le vote des Danois jusqu’au Brexit, en passant par le vote des Français, on voit bien que tout ce système est là pour nous dire que quiconque ne défend pas cette Europe libérale, d’abord n’est pas un européen, ensuite est un nationaliste c’est à dire quelqu’un qui veut la guerre.

Ça fait des années que la propagande maastrichienne diffuse le même discours dans la tête des gens à qui on dit « vous allez voir, l’europe libérale, c’est formidable, l’amitié entre les peuples, la disparition du chômage…etc. » 

Des années après, on voit le résultat : ces gens-là ont menti. Il y a eu de la paupérisation,  du chômage, de la misère, de la pauvreté. L’antisémitisme ne s’est jamais aussi bien porté, hélas, le racisme non plus. »

 

Tout ça fait qu’on ne peut pas parler de Frexit, par exemple.  Ce n’est pas possible, c’est impensable, on ne peut pas sortir de l’Europe. 

En disant « on a tout vérouillé pour qu’il ne soit pas possible de sortir de l’Europe » Jacques Attali reconnaît le caractère totalitaire des traités européens…

 

Dans une vidéo enregistrée en public le 24 janvier 2011 (théâtre Dejazet, à Paris), il explique tout simplement pourquoi un Brexit ou un Franxit (sic) sera difficile. 

 

« D’abord tous ceux, dont j’ai fait partie, qui ont eu le privilège de tenir la plume  pour écrire les premières versions du traité de Maastricht, on a fait en sorte que sortir ne soit pas possible. On a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir. C’était pas très démocratique, évidemment, mais c’était une grande garantie pour rendre les choses difficiles, pour nous forcer d’avancer. »

 

On est dans une logique extrêmement cynique. 

 

En France quand, en 2005, les Français disent « on ne veut pas de ce traité », en 2008, UMP et PS réunis leur répondent « vous l’aurez quand même ». 

 

Du Brexit au Frexit…

 

Maintenant que les Britanniques nous ont montré la voie, les Français comprendront mieux qu’ils doivent faire de même.

 

Retrouver par le Frexit la liberté de la France, c’est le premier combat pour restaurer la démocratie.

A Londres, en 1942, Charles de Gaulle disait : « la démocratie se confond exactement, pour moi, avec la souveraineté nationale. La démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple, et la souveraineté nationale, c’est le peuple exerçant sa souveraineté sans entrave. »

 

Retrouver par le Frexit la liberté de la France, c’est retrouver la maîtrise de nos lois, de nos décisions.

Sarkozy, Hollande, Macron… Quel que soit le président de la République, la politique conduite reste la même. Fortement suggérée par l’Union Européenne comme les lois dites  El Khomri sous Hollande ou Loi Travail sous Macron.

La politique de libéralisation du rail est directement pilotée par Bruxelles depuis les premiers textes qui évoquent l’ouverture à la concurrence de ce service public en 1991.

 

Retrouver par le Frexit la liberté de la France, c’est pouvoir maîtriser sa politique d’immigration. 

En dépit des discours de campagne, rien ne change. Sarkozy a laissé entrer plus d’étrangers que Jospin. Avec Macron, tous les records sont battus.

 

Retrouver par le Frexit la liberté de la France, c’est pouvoir gérer nos rapports commerciaux avec le reste du monde et ne plus devoir subir des traités commerciaux qui détruisent notre agriculture et nous obligent à acheter des poulets au chlore ou du poulet aux hormones.

 

Retrouver par le Frexit la liberté de la France, c’est mettre en place un Etat stratège pour réindustrialiser notre pays, c’est maîtriser notre système bancaire, retrouver une monnaie adaptée à notre économie, améliorer notre compétitivité…

 

Retrouver par le Frexit la liberté de la France, c’est faire de substantielles économies en récupérant les milliards d’euros (11,1 en 2020) versés en pure perte chaque année au budget de l’UE en tant que contributeur net. Une somme colossale qui augmentera encore du fait du départ des britanniques.

 

Amis Britanniques, vous avez ouvert la porte, ne la refermez pas derrière vous. Les Français vont vous suivre.

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