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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Trop, c'est trop !

Trop, c'est trop !

Le Canard enchaîné du 5 avril nous apprend que des soupçons d’emplois fictifs se retrouvent au cœur d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Lille à l’encontre du Front National.

L'enquête a été ouverte suite à une lettre anonyme reçue fin novembre 2015 par le juge d'instruction de Paris qui l'a transmise à celui de Lille pour compétence par l'intermédiaire de son parquet.

« Le service d'enquête a été saisi en janvier 2016. Ce n'est qu'à l'issue de cette enquête que le parquet décidera d'engager des poursuites, d'ouvrir une information ou de classer sans suite. »

Selon Le Canard Enchainé, les magistrats soupçonnent Marine Le Pen « d'avoir préparé la campagne présidentielle de 2012 depuis le conseil régional, en utilisant les moyens humains et matériels de la collectivité ».

Même si pour l’instant, aucun juge n’est saisi, les médias s’empressent de relayer l’information dans chacun de leurs bulletins. Sans la moindre précaution oratoire, sans le moindre respect de la déontologie qu’ils ont jetée aux orties depuis belle lurette.

Ainsi, ce jour à 14 H, RMC répète une énième fois la même nouvelle :

« David Rachline reconnaît avoir été salarié 3 mois par le conseil régional Nord Pas-de-Calais. Il confirme ainsi les révélations du Canard Enchaîné ». Sous-entendu le soupçon d’emplois fictifs…

A aucun moment, le journaleux de service ne mentionne que circule sur les réseaux sociaux une vidéo d’une séance du conseil régional sur laquelle apparaît clairement David Rachline.

A aucun moment, le journaleux de service ne fait état du démenti du principal mis en cause.

A aucun moment, le journaleux de service ne rend compte des déclarations faites la veille dans la Voix du Nord par Daniel Percheron (PS) et Pierre de Saintignon (PS) :

« Pierre de Saintignon, vice-président PS à la région Nord-Pas-de-Calais avant 2016, a dit n’avoir « aucune information » sur ces soupçons d’emplois fictifs. « Je n’en ai jamais entendu parler », nous a-t-il dit.

Même surprise chez Daniel Percheron, ancien président PS du conseil régional : « A aucun moment je n’ai eu le moindre soupçon au sujet du fonctionnement interne du Front national. Ils intervenaient presque dans tous les débats ». (VdN du 04/04/2017)

 

La lettre anonyme a été reçue en novembre 2015, le service d’enquête saisi en janvier 2016 et l’information se retrouve curieusement révélée par le Canard enchaîné le 4 avril 2017, à 19 jours du premier tour de l’élection présidentielle. Hasard du calendrier, chacun l’aura compris…

 

Le même jour, on apprend que le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a déposé plainte contre  Florian Philippot, vice-président du Front national, pour « diffamation » après des propos visant les policiers qui enquêtent sur les soupçons d'emplois fictifs du parti au Parlement européen.

La plainte cible le récit fait sur BFM de la perquisition effectuée au siège du parti :

« Quand vous avez une police politique... les pauvres... je vous assure, ils étaient là, ils ne savaient pas ce qu'ils devaient faire, ils ne savaient pas où ils devaient aller. Ils ont pris des dossiers qui n'avaient rien à voir, ils ont pris des dossiers liés à l'élection présidentielle d'une candidate d'opposition (...) On envoie la police de l'État pour chercher des dossiers liés à la présidentielle. Il faut que les gens voient ça… Moi, la prochaine fois, je les mets sur ma chaîne Youtube. Je leur demande de dire "mettez des pouces bleus" voyez... Il faut que les gens voient ça, il faut se rendre compte des dérives antidémocratiques de plus en plus graves dans notre pays »

Deux poids, deux mesures...

En avril 2016, le syndicat Info'com de la CGT, qui syndique les salariés de l'information et de la communication, a publié une affiche scandaleuse représentant une mare de sang juste au-dessous d'un écusson de CRS et d'une matraque avec le message suivant : « La police doit protéger les citoyens et non les frapper ». Le texte qui l’accompagne est dans le même ton :

« On ne compte plus les excès de la police qui veut mater les jeunes qu'ils soient lycéens, étudiants. Ne laissons pas faire et ripostons si besoin à ces méthodes et le bruit des bottes ».

Trop, c'est trop !

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur de l’époque, déplorait « une campagne irresponsable » et avait écrit au secrétaire général de la CGT pour se plaindre d’une image « choquante » qui met « gravement en cause la police nationale ». Le ministre critiquait cette tentative de « détruire le lien de confiance entre la population » et la police.

Il n’avait cependant pas jugé utile de poursuivre la CGT… pour des actes haineux qui avaient indigné les policiers et l'opinion publique et qui étaient autrement plus scandaleux que les propos de Florian Philippot.

 

Et que dire de ce tweet de Philippe Poutou ?

Trop, c'est trop !

Deux poids, deux mesures...

Le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, déposera-t-il une plainte pour diffamation contre Philippe Poutou qui tweete des accusations d'une extrême gravité à l'encontre des forces de l'ordre ? 

 

Deux poids, deux mesures encore dans le traitement de l'information par les médias. Sans revenir sur les nombreux exemples de journaux ou groupes de presse favorisant le candidat Macron, il convient de citer un événement récent qui confirme cette connivence dénoncée dans un communiqué daté du 16 mars 2017, qui émane du bureau de la société des journalistes (SDJ) de Challenges (Acrimed).

« Le bureau de la SDJ a été, à nouveau, saisi au sujet de l’équilibre politique observé par Challenges, print et web. Plusieurs journalistes soulignent notamment que des contacts extérieurs au journal affirment désormais sans ambiguïté : « Challenges roule pour Macron ».

Après examen, le bureau de la SDJ formule trois observations :

 

1/ Dans le print, la ligne non partisane de Challenges est plutôt correctement observée à l’exception notable d’une Une de janvier sur la primaire de la gauche : « le boulevard fait à Macron », avec un traitement photographique déséquilibré.

 

2/ Cet équilibre relatif est gravement occulté par le nombre d’articles pro-Macron/défavorables à ses adversaires sur le site internet de Challenges. Si des éditorialistes « de droite » ont bien été embauchés et tentent de faire contrepoids, la fréquence bien plus élevée des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran, par rapport à celles des autres éditorialistes, annihile totalement la tentative de rééquilibrage. (Voir ci-dessous une liste non exhaustive des titres, on ne peut plus explicites, de ces éditos sur les dernières semaines).

 

3/ Enfin, la SDJ déplore les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron, paru le 14 mars sur le site : « Où sont les millions de Macron ? ». Interventions relayant le coup de téléphone d’un communicant de Macron. Et le bureau se demande à quel titre dans la rédaction sont effectuées ces interventions.

Pour mémoire, cette question avait déjà fait l’objet d’une réunion avec la direction, d’une AG et d’un communiqué de la SDJ en novembre dernier. À l’époque, l’interview-fleuve d’Emmanuel Macron devait être suivie d’entretiens similaires avec d’autres candidats, ce qui n’a jamais été le cas.

Le bureau de la SDJ demande donc :

 

1. Aux éditorialistes de bien vouloir faire preuve de plus de mesure, voire de recul, dans leurs articles

2. A la direction, une nouvelle fois, de veiller davantage et de manière plus efficace à l’équilibre politique de Challenges, en particulier sur le web. »

 

 

Deux poids, deux mesures...

 

Une enquête de la Fondation pour l’innovation politique et Harris Interactive publiée le 19 mars décrit le regard que portent les Français sur l'élection présidentielle et plus précisément sur le traitement médiatique de celle-ci.

Un constat cinglant sur la perception de l'objectivité des médias vis-à-vis des différents candidats. 55% des Français estiment que les médias traitent Marine Le Pen avec un parti pris plutôt négatif. Seuls 15% pensent qu'elle fait l'objet d'un traitement favorable.

A l'inverse, 46% des Français jugent que les médias présentent Emmanuel Macron de manière positive – ils ne sont que 19% à penser que le candidat d'En Marche ! fait l'objet d'un partis pris négatif.

Les Français ne sont plus dupes. Ils ont appris à voir clair. Ils n'en peuvent plus qu'on les prenne pour des imbéciles. Ils ne supportent plus qu'on les manipule. Trop, c'est trop !

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