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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Médias : information ou rééducation

Médias : information ou rééducation

Dans un excellent article intitulé « Trump : cochons de votants ! », Elisabeth Lévy, directrice de Causeur, commence par cette phrase : « Les médias ont encore confondu information et rééducation ».

« Encore », écrit l‘auteur. A juste titre. Souvenons-nous…

En 2005, lors du référendum sur la constitution européenne, la quasi-totalité des titres de la presse écrite font campagne pour le « OUI » (Le Monde, Libération, Le Point, Le Nouvel Observateur, Paris Match, etc.) se comportant comme des acteurs politiques partisans.

Juin 2016 – « Manifestement sonnée par l'onde de choc du Brexit, la presse française quasi-unanime n'a pratiquement donné la parole depuis vendredi qu'à des experts en catastrophisme, à des Britanniques désespérés ou à des pro-Brexit rongés par le remord. Quitte à snober le choix d'un peuple… » (Marianne 27/06/2016)

Novembre 2016 – Les journalistes français ont tous pris position pour Hillary Clinton. Arrogants, méprisants, certains d’avoir raison.
On allait voir ce qu’on allait voir : Trump serait « écrabouillé ». Aujourd’hui, les médias français sont en deuil.

 

Dans son article, Elisabeth Lévy poursuit :

« Voilà des années que les journalistes observent le plouc occidental avec mépris et suffisance, qu’ils dénoncent ses manières «déplorables», l’engueulent pour ses votes lamentables et lui prodiguent des leçons de maintien pour élargir son esprit étroit… »

« […] Voilà des années que Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde, et ses congénères observent le plouc occidental avec mépris et suffisance, qu’ils dénoncent ses manières « déplorables » comme dit Hillary Clinton, l’engueulent pour ses votes lamentables et  lui prodiguent en toute occasion des leçons de maintien destinées à élargir son esprit étroit, à désodoriser ses idées nauséabondes et à aérer ses peurs rances. Et voilà des années que le populo affirme avec constance qu’il ne veut pas du monde mondialisé et ouvert à tous les vents qu’on lui présente comme son avenir inéluctable. Le plouc qu’on appelle également petit blanc bien qu’il ne le soit pas toujours, veut des frontières à l’intérieur desquelles il pourra faire peuple en conservant ses traditions et ses petites manies… » Lire la suite ici…


Peut-on espérer que cette débâcle intellectuelle serve de leçon aux « perroquets à carte de presse », comme les qualifie Yvan Rioufol (Le Figaro) tant ils disent et écrivent tous la même chose ? Hélas, non ! En effet, rares sont ceux capables de faire leur autocritique. Il est navrant de voir les éditorialistes évoquer l’absence de clairvoyance de leurs confrères américains. Ils oublient qu’ils en étaient de parfaits clones.

Peut-on alors espérer, qu’après tant de revers, les médias français sauront dorénavant faire preuve d’humilité dans leur jugement à l’approche des prochaines échéances électorales ?

Il est hélas à craindre qu’ils se laissent encore guider par leur idéologie pour affubler du vocable « populistes » les partis soucieux du bien-être des catégories populaires et des oubliés de la mondialisation.

Ainsi, gageons que nous retrouverons cette « pseudo-élite », coupée de la France profonde, faire feu de tout bois, et employer tous les procédés, avec la même insolente assurance, contre la présidente du Front National.

A propos de ces commentateurs soumis au politiquement correct, le blogueur Jean Lévy prédit : « Ils vont déployer toutes leurs armes, insinuations, suppositions, intimidations, vont faire défiler tous les tenants de l'ordre établi, bien faire entrer dans la tête des sans-dents que la seule voie possible est de cautionner le système depuis longtemps en place. »

Heureusement, à côté de ces plumitifs incapables de penser autrement qu'en meute, il est rassurant de trouver quelques journalistes qui parient sur l'intelligence des lecteurs.

Elisabeth Lévy est de cette trempe. C'est également le cas de Béatrice Houchard (l'Opinion) qui a écrit : "Un jour, il faudra bien que les journalistes se rappellent que leur (notre) métier est de raconter le monde tel qu'il est, pas comme ils le rêvent."

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