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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Tourne, tourne la girouette

Tourne, tourne la girouette

Depuis les élections cantonales de 2011, l’UMP devenu le parti Les Républicains prônait le « ni-ni ». En cas de second tour entre un candidat PS et un candidat FN, cette stratégie électorale dictée par Nicolas Sarkozy consistait à appeler les électeurs à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre. L’objectif était de lutter contre l’argument de l’« UMPS » développé par le FN.

« Nous ne voterons ni pour le Front national ni pour ceux qui font monter le Front national », expliquait-il, promettant de « mettre dehors » ceux qui ne respectent pas les consignes.

Cette stratégie ne souffrait aucune entorse. En 2012, lors de la campagne présidentielle, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors porte-parole du candidat Sarkozy l’apprend à ses dépens. Le 18 mars, sur FR3, interrogée par Florian Philippot, NKM avait fini par admettre qu'elle voterait François Hollande au second tour de l'élection présidentielle plutôt que Front national, si tel était le cas de figure le 6 mai.

Les propos de la porte-parole de Nicolas Sarkozy suscitent un véritable embarras dans l'équipe du président-candidat. Durant plusieurs semaines, Nathalie Kosciusko-Morizet se voit contrainte à une discrétion certaine dans ses fonctions de porte-parole de Nicolas Sarkozy.

 

En décembre 2015, la députée de l'Essonne, nommée numéro 2 à la direction du parti un an plus tôt, critique à nouveau le choix du "ni-ni" (ni désistement, ni fusion avec les listes PS au second tour) prôné par Nicolas Sarkozy. Cette fois, c’en est trop. Elle est évincée de la direction du parti « pour cause de désaccord sur la ligne »

 

Le 27 octobre 2016, en réponse à Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV et RMC, Nicolas Sarkozy annonce qu'il voterait pour François Hollande s’il était opposé au second tour de la présidentielle de 2017 à Marine Le Pen.

« Pas de gaieté de cœur », a ajouté Nicolas Sarkozy.

« Je ne voterai pas pour le Front national. C'est clair, je ne l'ai jamais fait et d'ailleurs, je pense qu'entre nous, avec le Front national, il y a une barrière infranchissable », a poursuivi Nicolas Sarkozy. « Pour eux, l'immigration est un problème de principe, pour moi, c'est un problème de nombre ».

Etait-il indispensable de le préciser ? Chacun sait que Nicolas Sarkozy a fait entrer légalement 1 million d’étrangers sur le sol français au cours de son quinquennat.

 

Aujourd’hui, il essuie les sarcasmes de Nathalie Kosciusko-Morizet sur Twitter : « Il arrive qu'on défende ses convictions quitte à perdre son poste. Mais le plus important, c'est d'être ralliée ensuite »

Demain, Nicolas Sarkozy se coupera de sa base plus proche des idées frontistes que des thèses socialo-centristes.

Le vent de l'Histoire l'emportera. C'est le triste destin des girouettes...

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