Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Sans foi ni loi...

Sans foi ni loi...

Voilà un livre appelé à connaître un énorme succès de librairie : « La Cause du peuple » et sous-titré « L'histoire interdite de la présidence Sarkozy » (Ed. Perrin).

Son auteur n’est autre que le sulfureux Patrick Buisson, l'ancien conseiller de l'ombre de Nicolas Sarkozy, celui qui a enregistré toutes ses conversations avec l'ancien président…

Pour avoir agi sans le « consentement » de l'ex-président, et donc avoir causé « un trouble manifestement illicite », Patrick Buisson a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris à verser 20 000 euros à Nicolas Sarkozy et à Carla Bruni pour atteinte à la vie privée. Seul le chèque au nom de la première dame a été encaissé… Ajoutons que Patrick Buisson est également mis en examen dans l'affaire des sondages de l'Élysée.

La Cause du peuple ne recèle aucune information susceptible de déférer qui que ce soit devant la justice. « Si j'ai tout enregistré, c'est donc que ce que je dis est vrai », affirme Buisson.

Réponse minimaliste de Nicolas Sarkozy le 26 septembre sur Europe 1 : « Ça ne m'intéresse nullement. »

 

Dans cet ouvrage de 464 pages, Patrick Buisson dévoile des propos tenus par son ancien mentor mais révèle aussi et surtout des éléments pour comprendre la stratégie qui a mené Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

 

L’Express et BFMTV ont commencé à dévoiler en exclusivité les premières bonnes feuilles de ce brûlot. L’effet est dévastateur pour le candidat aux primaires. 

Sans foi ni loi...

Sarkozy et Chirac

Nicolas Sarkozy estime que Jacques Chirac est « le plus détestable de tous les présidents de la Vème République ». « Je n’ai jamais vu un type aussi méchant, avide et corrompu ».

Sans foi ni loi...

Sarkozy et Fillon

En 2010, alors que François Fillon, Premier ministre, vient d’inaugurer une mosquée à Argenteuil, Nicolas Sarkozy laisse éclater sa colère : « Pauvre type minable… Tant qu'il y est, il n'a qu'à venir mercredi au Conseil des ministres en babouches et avec un tapis de prières ».

Sans foi ni loi...

Sarkozy et DSK

En tant que ministre de l’Intérieur et donc « premier flic de France », avant même que l’affaire n’éclate, Nicolas Sarkozy savait tout des activités de Dominique Strauss-Kahn au Carlton de Lille. En 2012, selon Patrick Buisson, le candidat à la présidentielle souhaite que DSK soit le candidat de la gauche. « J'ai de quoi le faire exploser en plein vol » explique Sarkozy, évoquant « une histoire de parties fines à Lille ».

Sans foi ni loi...

Sarkozy et Bertrand

Xavier Bertrand serait « un méchant » qui a passé « dix ans à taper aux portes et à se prendre des râteaux ».

Sarkozy et Estrosi

Christian Estrosi est qualifié « d’abruti avec une noisette dans la tête ».

Sans foi ni loi...

Sarkozy et le FN

 

Entre les deux tours de la présidentielle de 2007, Patrick Buisson explique avoir été mandaté par Nicolas Sarkozy pour appeler personnellement Jean-Marie Le Pen, alors président du FN. « Demande-lui ce qu'il veut. S'il faut le recevoir, je le recevrai » affirme le candidat de l'UMP à la présidence. 

Patrick Buisson affirme avoir rencontré Jean-Marie Le Pen qui déclare n’en avoir aucun souvenir.

« Les valeurs du Front national sont celles de tous les Français ; c'est la manière dont le FN les exprime qui est choquante. Les Français n'aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la gueule », aurait lancé l'ancien président lors d'une réunion en 2005.

Nicolas Sarkozy cherche à « siphonner » par tous les moyens les voix du FN. Il veut s'assurer du bon report des voix au second tour. Il s'engage même, s'il devient président, à « assurer une représentation équitable des minorités dans les deux assemblées » (ce qui ne sera évidemment pas le cas).

Nicolas Sarkozy se serait même démené pour offrir à Jean-Marie Le Pen les signatures qui lui manquaient pour se qualifier au premier tour. Selon Patrick Buisson, c'est Alain Marleix, spécialiste des élections à l'UMP, qui aurait été chargé de trouver 50 parrainages parmi des élus de droite.

En 2012, le président-candidat essaie de nouveau d’attirer les électeurs FN. Quand François Fillon évoque « l'incompatibilité des valeurs » entre le FN et la droite républicaine, Sarkozy s’insurge : « Qu'est-ce qu'il raconte, Fillon ? Bien sûr que nous avons des valeurs communes avec le FN ».

Sans foi ni loi...

Sarkozy et les bandes de blacks et de beurs

 

L'accusation la plus grave concerne la gestion des troubles qui ont émaillé les manifestations anti-CPE en 2006. Nicolas Sarkozy est alors ministre de l'Intérieur et s'oppose frontalement au premier ministre Dominique de Villepin qui lui conteste le leadership à droite. Pour enfoncer le chef du gouvernement qui porte la réforme, Nicolas Sarkozy aurait, selon Buisson, laissé se dérouler des émeutes dans Paris. « Nous avions pris la décision de laisser les bandes de black et de beurs agresser les jeunes Blancs aux Invalides, tout en informant les photographes de Paris Match ».

Pour l'ancien conseiller, Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur a volontairement laissé faire les casseurs pour apparaître ensuite, en « sauveur » de la situation.

« Nous avions tremblé à l'idée qu'il puisse y avoir un blessé grave. Mais, au fond, ça valait la peine d'endurer pendant une demi-journée les sarcasmes des médias », aurait ajouté Nicolas Sarkozy.

Patrick Buisson détaille également la stratégie décidée par Sarkozy, lors d'une autre manifestation anti-CPE: « Il était prévu que, dans un premier temps, les casseurs puissent s'ébrouer sans intervention de la police. « On les laissera faire leurs courses chez Darty et à Go Sport » avait intimé l'homme fort du gouvernement. L'émotion fut en effet à son comble, après la publication de photos dont l'opinion ne retiendrait qu'une chose: des hordes sauvages étaient entrées dans Paris".. »

Le ministre de l'Intérieur était ensuite apparu sur les lieux, « fier de montrer à quel point il maîtrisait la situation » face à un Premier ministre complètement dépassé par les événements.

 

 

En quelques phrases, Patrick Buisson dresse le portrait son ex-mentor : « Finalement, Nicolas Sarkozy… c’est le reproche le plus grave que je peux lui faire, indépendamment du fait qu’il n’a pas réussi à incarner la fontion… C’est celui qui aura appliqué à la politique le principe de la pyramide de ponzi : accumuler les surpromesses en période électorale avec la ferme intention de n’en tenir aucune une fois au pouvoir. On était donc là dans l’agitation, faire croire qu’il était l’homme de la sécurité et de la protection. C’était de la mise en scène. »

(20 H de FR2 28/09/2016) 

 

 

Dans un précédent article, intitulé « Sarkozy l’arnaqueur », nous dénoncions les promesses contradictoires de cet homme sans convictions. Ce livre à charge va plus loin : il nous dévoile un Sarkozy prêt à tous les accommodements pour accéder à la plus haute marche du pouvoir, un homme sans foi ni loi, un être cynique.

Nul doute que ceux qui liront « La Cause du peuple » se diront : plus jamais ça ! Et quitte à parler du peuple, ils se tourneront vers Marine Le Pen dont le slogan prend d'autant plus de valeur : « au nom du peuple ». L’antithèse absolue !

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article