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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Le retour de l'arnaqueur...

Le retour de l'arnaqueur...

Pour son premier grand discours de candidat aux primaires de la droite, Nicolas Sarkozy a exalté « l'identité » française et résolument placé « le réveil de la nation » au cœur de sa future campagne, en reprenant le discours droitier qui avait fait son succès en 2007.

« La France restera-t-elle la France ? », s'est-il inquiété. « La question de la France et de sa pérennité est essentielle. Elle constitue le véritable sens des échéances politiques qui nous attendent dans moins d'un an », a affirmé l'ancien président.

 

Nicolas Sarkozy est persuadé que le scrutin de 2017 se jouera sur la thématique identitaire. Il entend donc, d'abord, parler de « la France » et parler « au peuple ». 

Le président des Républicains a longuement fustigé mercredi la « maladie du renoncement » qui aurait atteint depuis 1968 « une partie de nos élites » et qui s'est traduite selon lui, à partir des années 1980, dans « le combat communautariste et la société multiculturelle ».

 

Cette « nouvelle idéologie a imprégné bien au-delà des rangs politique de la gauche », a mis en garde Nicolas Sarkozy. « Nombreux furent touchés, y compris à droite. Elle frappe subrepticement en chantant la douce mélodie des accommodements raisonnables, des reculs prétendument acceptables, du multiculturalisme »

« La conséquence de ce communautarisme, reconnu dans toute sa majesté (...) c'est la tyrannie des minorités », a-t-il averti.

 

Nicolas Sarkozy nous annonce donc vouloir « agir contre l'abaissement de notre pays » et « contribuer à ce que notre nation se relève (...) c'est la raison de mon retour parmi vous ».

« Il y a peu (...) quand on parlait de déchéance de nationalité, on se faisait traiter de fasciste », a-t-il déploré. « Mais les esprits évoluent ». Face à « une immigration massive et communautarisée » et à « un islam intégriste minoritaire », il a appelé au « réveil de la nation », une nation qui ne soit ni « la société multiculturelle que nous propose la gauche », ni « la société isolée, repliée, sclérosée, flétrie que nous propose l'extrême droite », a-t-il précisé sur ces terres qui ont voté massivement pour le Front national aux dernières élections. 

La « politique de la nation devra revendiquer notre culture et notre histoire » assure Nicolas Sarkozy. « Ici, c'est un pays chrétien, dans sa culture et dans ses mœurs… C'est ce pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre… je n'accepte pas cette police de la pensée qui, sous prétexte d'islamophobie, voudrait restaurer le délit de blasphème. En France, on a le droit de critiquer les religions, toutes les religions. Qui ne le comprend pas ne mérite pas d'être français »

« L'heure a sonné de nous remettre debout... Le peuple veut l'identité nationale contre le communautarisme. Le peuple veut l'autorité contre la chienlit », a martelé l'ancien président.

 

Sommes-nous en 2002, 2005, 2007, 2010, 2012 ? Entendons-nous vraiment Nicolas Sarkozy ? Ou bien n’est-ce qu’un replay de ses anciens discours ?
 

On se prend à rêver… Ah si seulement, cet homme avait pu, un jour, être élu président de la république française !!!! Nous n’en serions pas là !!! La France ne serait pas dans cet état !!!

Mais, à peine éteints les lampions des meetings, il faut nous rendre à l’évidence : oui, ce Nicolas Sarkozy a bel et bien été ministre de l’Intérieur puis président de la République… Et l’on se rappelle les nombreuses promesses maintes fois réitérées mais jamais tenues… Nicolas Sarkozy mériterait-il donc les surnoms dont l’affublent les Français : menteur, bonimenteur, bateleur, arnaqueur…etc. ?

 

En cette fin août 2016, Yvan Rioufol manque de s’étrangler dans son blog : « Qui est le vrai Sarkozy ? Celui qui, président, défendait la ‘’diversité’’, le ‘’métissage’’ et la disparition du ‘’Français de souche’’, ou celui qui prône aujourd’hui ‘’l’identité française’’ et ‘’l’assimilation’’, après avoir abandonné en cours de route ‘’l’identité nationale’’ ? Celui qui a contourné le rejet par référendum (2005) de la Constitution européenne, ou celui qui veut désormais ‘’suspendre le regroupement familial’’, imposé par les règles communautaires ? »

 

Le 28 août, sur BFM, face à un Laurent Wauquiez perplexe, Caroline Fourest dresse un portrait au vitriol de Nicolas Sarkozy, président de la République…

 

« Le modèle républicain a été massacré… à la tronçonneuse par Nicolas Sarkozy quand il était président de la République !

C’est lui qui voulait importer la discrimination positive.

C’est lui qui voulait importer les statistiques ethniques.

C’est lui qui voulait toiletter la loi de 1905 pour faire en sorte qu’on finance le culte et qu’on adapte une laïcité dite positive qui est celle du Vatican mais qui est aussi celle du modèle américain.

C’est lui qui a institutionnalisé l’UOIF au sein du CFCM.

C’est lui qui a facilité l’ouverture d’écoles confessionnelles communautaristes tenues par l’UOIF et qui a même purgé un recteur qui essayait de s’y opposer.

C’est lui qui a facilité l’emprise du Qatar sur notre pays avec des facilités financières. Certes, ça lui a été rendu : il fait des conférences très bien payées au Qatar depuis…

C’est lui qui, encore une fois, n’a pas cessé de dire dans son discours au Latran, dans son discours en Arabie Saoudite, que la laïcité devait être modifiée, devait s’ouvrir plus aux religions. C’est pas rien de le dire en Arabie Saoudite et au Vatican… »

 

Les questions posées par Yvan Rioufol et les affirmations de Caroline Fourest méritent qu’on compare les réalisations de Nicolas Sarkozy à ses déclarations antérieures…

 

 

Nicolas Sarkozy et les minorités visibles

 

Nicolas Sarkozy disait alors vouloir réhabiliter les « minorités visibles ». « La France doit relever le défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle ». Clin d'œil aux nouveaux électeurs issus de l'immigration ? Le respect de « la diversité » devait même être gravé dans le marbre de la Constitution.

Caroline Fourest aurait pu préciser que c’est l'ancienne ministre Simone Veil, chargée par le président de réfléchir à une éventuelle modification du préambule de la Constitution, qui a écarté son idée de ‘’discrimination positive à la française’’.     

Les incertitudes politiques, la crise économique, la montée du chômage, les élections régionales à venir ont convaincu Nicolas Sarkozy de la difficulté pour les Français d’accepter cette réforme. Nicolas Sarkozy avait finalement renoncé.

              

 

Patrick Buisson, m'a dit : « en faisant ça, tu prendras 7 points »

 

Déjà, en 2007, Nicolas Sarkozy avait promis la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale pour tenter de séduire l'électorat populaire tenté par le Front national. Le candidat UMP entendait alors revaloriser la nation et l'identité française.

 

« Parler de l'identité nationale ne me fait pas peur » même si, « pour certains, c'est un gros mot », avait-il souligné, à Besançon, le 13 mars 2007. « Je ne veux pas laisser le monopole de la nation à l'extrême droite. Je veux parler de la nation française parce que je n'accepte pas l'image qu'en donne Jean-Marie Le Pen », avait-il expliqué.

L'idée de ce ministère était venue de Patrick Buisson qui avait convaincu le chef de l'Etat de la possibilité de « siphonner » les voix du FN.

Dominique de Villepin avait alors révélé ce que lui avait confié son rival : « Nicolas Sarkozy m'avait clairement dit : ‘’si j'ai choisi de créer ce ministère, c'est tout simplement parce que mon conseiller, Patrick Buisson, m'a dit : 'en faisant ça, tu prendras 7 points’’ »

Une fois élu président, Nicolas Sarkozy avait créé le "ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire".

Puis, Eric Besson avait lancé, fin 2009, un débat sur l'identité nationale. Ce débat fut abandonné en février 2010, après trois mois de polémiques sur l'islam et des dérapages xénophobes.

 

 

Nicolas Sarkozy, le métissage et l’immigration

 

Le 8 juin 2016, à Saint-André-Lez-Lille, Nicolas Sarkozy déclare : « C'est un privilège d'être Français ». Dans son discours, il fustige « communautarisme » et « multiculturalisme ».

 

Pourtant, en 2002, tout juste nommé ministre de l’Intérieur, il proclamait que la France était ouverte à l’immigration. Le Monde expliquait le 20 octobre 2002 que la nouvelle majorité de droite avait fait davantage que les socialistes en matière d’immigration : « Qui prétend ces temps-ci que « la France a besoin d’immigrés » ? Nicolas Sarkozy. » Le titre de l’article était on ne peut plus clair : « L’immigration à front renversé ».

 

Le 9 décembre 2002, dans l’émission « Cent minutes pour convaincre », sur FR2, Nicolas Sarkozy déclare : « Je n’aime pas l’idée du droit du sang. Vous savez bien ce qu’un certain nombre en ont fait : c’est la pureté. Qu’est-ce que ça veut dire, la pureté du sang ? »

Le 14 janvier 2007, dans un congrès de l’UMP, il précise : « Je veux être le président d’une France qui aura compris que la création, demain, sera dans le mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot, dans le métissage. »

 

 

Nicolas Sarkozy et l’islam

 

Le 2 mai 2003, Le Monde cite le ministre Sarkozy :

« Poser comme postulat que l’islam est incompatible avec la République ne reviendrait ni plus ni moins qu’à interdire à certains Français de vivre un engagement que l’on reconnaît aux autres. C’est, au moins, de la discrimination, au pis du racisme. »

Le 19 septembre 2005, nouvelle déclaration : « Aujourd’hui, la France profonde est celle des banlieues à majorité musulmane. »

Le 1er octobre 2007, à la Grande Mosquée de Paris, à l’occasion de la rupture du jeûne du ramadan : « N’en déplaise à quelques-uns que je combats, l’islam, c’est aussi une partie de la France. »

Le 17 juillet 2008, lors de la pose de la première pierre des nouvelles salles des arts de l’islam au Louvre, Nicolas Sarkozy persiste et signe : « L’islam, c’est le progrès, la science, la finesse, la modernité. »

 

 

« Qui est le vrai Sarkozy ? », se demandait Yvan rioufol… La réponse est multiple : Un politicien sans convictions ? Un  véritable arnaqueur qui se moque de la France et des Français ?

N’aurait-il pas dit à Dominique Strauss-Kahn : « Dominique, toi et moi, on ne nous aime pas, on est pareils, on est des métèques, on aime le fric et les femmes »  (Le Monde 10 décembre 2011).

 

La « politique de la nation devra revendiquer notre culture et notre histoire » a dit un jour Nicolas Sarkozy.

Pourtant, la phrase qui traduit sans doute le mieux sa pensée est celle qu’il a adressée à Philippe de Villiers et qui a été rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans Le Mystère Villiers (éd. du Rocher) :

« Toi, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. »

Peut-on trouver meilleur aveu d’imposture ?

Extrait de l'interview de Florian Philippot par Jean-Jacques Bourdin le 27/08/2016. (1'30)

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isimax 31/08/2016 16:50

A force de fréquenter le Qatar et donc l'islam pur et dur, Sarkozy pratique la taquhya (duplicité) mieux que le plus habile des musulmans en terre à conquérir. Il mentait déjà très bien avant. maintenant, il ment vrai, les yeux dans yeux. La taquhya marche très bien, l'islam conquiert l'Europe avec une stupéfiante facilité. Je crains que cette pratique, qui nous est étrangère, mais qui est intrinsèque à l'islam, marche pour Sarkozy. Il dit tellement bien ( avec l'aide des merdias ) ce que les gens (à mémoire de poisson rouge) veulent entendre, que c'est dur de lui résister.