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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

Sont-ils crédibles ?

Sont-ils crédibles ?

Le passage en force de la loi Travail à l’aide du 49.3 nous fait apparaître François Hollande et Manuel Valls comme de véritables caricatures de l’homme politique opportuniste, pas crédible et sans conviction.

 

Le 9 février 2006, à l’Assemblée nationale, François Hollande, alors député PS, reprochait au premier ministre Dominique de Villepin d’utiliser le 49.3 pour faire adopter sa loi sur le contrat première embauche.

Il condamnait cette décision en termes très durs :

"Le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie, le 49.3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire."

En mai 2008, Manuel Valls défendait un amendement pour limiter le recours à l’article 49.3 à l’examen des projets de loi de finances et des projets de loi de financement de la sécurité sociale.

 

Aujourd’hui, François Hollande et Manuel Valls ont changé d’avis. Le Premier ministre estime même qu’« il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel ». A TF1, il déclare « ça me fait mal au cœur d’avoir à utiliser le 49.3 ». Oubliant de préciser que c’est la quatrième fois… De nos jours, le ridicule ne tue plus.

 

Manuel Valls est coutumier des virages à 180 degrés. En 2004, le Parti socialiste est très divisé sur le référendum du Traité constitutionnel européen. Manuel Valls a très clairement fait campagne contre ce Traité européen. Il dénonce un "Oui" de résignation, il brandit l’entrée de la Turquie, la directive Bolkestein. Pour Arnaud MontebourgManuel Valls est même "la révélation de la campagne pour le Non". Au final, il est mis en minorité par les militants socialistes qui votent à 59% pour le "Oui", et il est écarté de la direction du PS par François Hollande.

Qu’à cela ne tienne, l’opportuniste Manuel Valls change de position et fait campagne pour le "Oui" avec la même vigueur qu’auparavant pour le "Non". Il déclare dans Le Monde : « J'ai fait campagne pour le " non ". Je ne renie pas mes convictions. Les militants ont tranché, je respecte leur choix. »

Une volte-face qui lui vaut même une nomination au prix de l’humour politique en 2005 pour cette phrase : « j’étais partisan du "Non", mais face à la montée du "Non", je vote "Oui". »

 

Comment croire en la sincérité de Manuel Valls qui adopte des positions aussi changeantes sur des sujets aussi essentiels que le Traité constitutionnel européen ou l’utilisation du 49.3 ?

Quel crédit apporter à un tel (ir)responsable politique qui joue sur les peurs dans le but d’affoler les électeurs à la veille d’une élection en déclarant : « Le Front national peut conduire à la « guerre civile » et son programme est une « arnaque » qui « trompe les gens » ?

Quelques jours plus tard, le parti de Marine Le Pen a réalisé l’un de ses meilleurs scores. Depuis, la popularité de Manuel Valls sombre dans les abîmes, celle de Marine Le Pen ne cesse de grimper… L'arroseur arrosé a fait perdre son camp et l'a mis dans une situation financière catastrophique...

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