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La gazette patriote

La gazette patriote

Le bloc-notes politique de Daniel Philippot Conseiller Régional "Les Patriotes" - Hauts-de-France

"Aller à la gamelle", disait-il...

"Aller à la gamelle", disait-il...

Le 27 octobre 2015, lors d’un débat sur Europe 1 et iTélé, Xavier Bertrand concluait ainsi une longue tirade contre Marine Le Pen : « Vous profitez du système que vous dénoncez. (...) Arrêtez de dénoncer le cumul les mandats, alors que vous êtes les premiers à aller à la gamelle. »

 

« …aller à la gamelle… » L'expression, Xavier Bertrand peut désormais l’appliquer à lui-même depuis que son augmentation de 4000 € brut par mois est à la Une de tous les médias (journaux, radios, télés, réseaux sociaux).

 

Il faut dire que le chef de file LR avait tout prévu au soir de sa victoire. Pour se consacrer entièrement à la région, il n’avait pas hésité à annoncer qu’il ne se présenterait pas à la primaire de droite, qu’il renonçait à son mandat de député et à son fauteuil de maire de Saint-Quentin.

Mais en fin stratège, il avait conservé un poste de conseiller municipal, ce qui lui permettait de rester président de la communauté d’agglomération et de récupérer l’indemnité afférente à la fonction.

Un savant calcul qui avait échappé à l’ensemble des observateurs de la vie politique, y compris à ses amis… Il ne voulait pas « être hors-sol », disait-il. La suite a montré qu’il avait bien les pieds sur terre…

"Aller à la gamelle", disait-il...

Le Monde

C’est son premier vrai couac depuis son élection. Conscient du rejet massif des politiques, l’ex-ministre affirmait au lendemain de son élection à la tête de la région : « Il faut radicalement changer les méthodes, les politiques, les comportements. C’est le dernier inventaire avant liquidation. »

Désormais, la sincérité de son discours risque d’être remise en cause. Son entourage a bien conscience du potentiel dévastateur de cette affaire auprès des électeurs du Nord. Un de ses soutiens l’admet : « Il est atteint. C’est évident que cette histoire va écorner son image. »

 

Sud-Ouest

Désormais président de région, Xavier Bertrand a renoncé à ses mandats de député et de maire. Pour compenser cette perte de revenus, il a trouvé une parade.

 

Libération

C’est pratique la politique : on peut adapter son revenu à sa situation. Exemple de cette règle bientôt en usage avec Xavier Bertrand (LR). 

En perdant deux boulots, Xavier Bertrand a aussi perdu un peu d’argent.

Comme il ne pouvait pas rester plus longtemps dans cette situation, l’élu LR a eu une bonne idée : aligner un peu ses nouveaux revenus avec ceux qu'il touchait avant, en augmentant ses indemnités mensuelles de 4 000 euros brut, soit 3 600 euros net (un peu moins de 2 400 après prélèvement à la source, selon Le Lab) à l'agglomération.

La « formule » choisie par Xavier Bertrand va-t-elle pour autant devenir une habitude ? Dans le Nord, en tout cas, elle n'est pas nouvelle. Élu maire de Tourcoing, Gérald Darmanin, par ailleurs bras droit de Xavier Bertrand (tiens tiens…), avait lui aussi abandonné son mandat de député pour se faire voter un petit bonus mensuel de 3 783 euros, selon La Voix du Nord. Vivement 2017, que le non-cumul des mandats s’applique enfin partout, et avec lui ces nouvelles pratiques...

 

Gala

La décision de Xavier Bertrand passe mal et risque d’écorner son image alors qu’il fait tout pour la lisser. Et lorsqu’on la met en parallèle avec une anecdote révélée par Anna Cabana dans son livre Quelques minutes de vérité, qui sort le 6 avril chez Grasset, on en rigolerait presque.

La journaliste politique raconte en effet comment Xavier Bertrand a voulu donner une leçon à Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour bien lui expliquer la différence entre elle, à qui on reproche souvent son côté bourgeois, et lui, proche du peuple, il disait : « Je suis comme les gens. Contrairement à toi, je suis un plouc, moi. J’ai des goûts de plouc, des pompes de plouc, regarde ! ».

 

France 3 Nord Pas-de-Calais

Ethique, communication et droit : tout le monde y retrouve-t-il ses petits ?

Sur le plan éthique, cette augmentation, parfaitement légale, pose évidemment question. D'autant que Xavier Bertrand a beaucoup communiqué sur le « Plus rien ne sera jamais comme avant ».

Si vous aviez cru comprendre, lorsqu'il a annoncé qu'il ne serait plus député-maire, que le nouveau président de région n'allait se consacrer qu'à un seul mandat et en assumer les conséquences financières, vous aviez mal compris.

L'arrangement pour ne pas trop perdre d'argent tout en cumulant a évidemment des relents de ficelle politicarde.

Garder vraiment un seul mandat, s'y consacrer vraiment et ne toucher qu'une seule indemnité, ce n'est pas encore pour maintenant. D'autant qu'un de ses proches, Gérald Darmanin, a fait un peu le même calcul en récupérant une indemnité de 3 783 euros en tant que maire de Tourcoing.

 

France Inter

Faire de la politique autrement… c’était la promesse de Xavier Bertrand, nouveau patron de région désormais « Hauts de France », mais… petit problème… Hélène

Le magazine du Monde M lui consacre sous la plume de Louise Couvelaire un long portrait, où celui qui a été élu en décembre dernier avec les voix de la gauche pour contrer Marine le Pen, revient à l’envi sur « l’électrochoc » qu’a constitué pour lui cette campagne, « il s’est réveillé » parait-il, beaucoup de monde est appelé à témoigner sur celui qui pour sauver l’honneur politique, « est en train de reconstruire sa relation aux français » explique un politologue.

Dommage, un petit de grain de sable dévoilé hier par la Voix du Nord, est venu érafler cette belle image. Xavier Bertrand, pour compenser une perte de revenu liée à son abandon de fauteuil de député, s’est fait voter une hausse de salaire de 4000 euros bruts par mois au titre de président de l’agglomération de saint quentin… ses vice présidents eux, ont perdu 200 euros mensuels. « Légal, mais Normal ? » se demandait hier la Voix du nord. Xavier Bertrand depuis se défend, en expliquant qu’il gagnait plus avant !

 

Courrier Picard

L’état de grâce est écorné. L’incendie s’est propagé aussi vite qu’une traînée de poudre. Après les révélations du Courrier picard (jeudi 24 mars et dimanche 27 mars) sur les indemnités perçues par le président de l’agglomération Xavier Bertrand, voté en conseil communautaire le 26 janvier, nos confrères de la Voix du Nord ont, à notre suite, relayé l’information, jeudi 31 mars.

C’est ainsi que les réseaux sociaux se sont déchaînés, reprenant alors en boucle et d’une seule voix le montant qui fait bondir : 4 000 €. C’est l’indemnité brute (2 373 € après impôts) que s’est octroyée, comme président de l’Agglomération, Xavier Bertrand à la suite de sa démission de maire et de député.

Les émoluments perçus en moins en démissionnant, le président des Hauts-de-France les a récupérés en partie à l’Agglo. La politique autrement est une chose, le train de vie en est une autre.

Revenons au conseil communautaire du 26 janvier. D’habitude affable pour expliquer telles dépenses, Xavier Bertrand ne s’est pas épanché lors du vote de la cinquième délibération concernant les indemnités.

«  La transparence  », si chère à l’ancien député et comme il l’a encore clamé jeudi soir sur les ondes de RTL, n’a pas été vraiment de mise ce soir-là. Aucun chiffre n’a été évoqué publiquement devant les élus communautaires. Seulement des pourcentages de l’indice brut terminal de la fonction publique.

 

L'ex-ministre accuse... le FN

« Certains sont indignés sur les réseaux sociaux, j’ai aussi le droit d’être indigné », estime Xavier Bertrand. Pour lui, « cette polémique est venue depuis quelques jours depuis le Front National, tout le monde a mordu à l’hameçon du Front National ».

Les journaux, d'ordinaire très hostiles au parti de Marine Le Pen, seraient-ils subitement passés aux ordres du Front National ? La nouvelle est d'importance... A quelques jours près, on aurait pu croire à un poisson d'avril...

Xavier Bertrand, pris les doigts dans le pot de confiture, perd pied et accuse le Front National… Fallait y penser...

Cette galéjade nous remet en mémoire une réplique culte du film « Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? » lorsque le soldat Pithivier (Jean Lefebvre) évoque la glissade du chef Chaudard (Pierre Mondy)

« Il est marrant l’chef… y glisse et y dit que c’est nous… »

 

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Jean-Pierre 03/04/2016 23:47

J'ai bien aimé le parallèle avec le film de Robert Lamoureux. Excellent !!! Il est quand même gonflé. Ses vice-présidents à la MEL n'y ont vu que du feu et ils s'écrasent devant Tout-Puissant.